On continue les ateliers. Chacun apprend à se fabriquer un carnet et se frotte à la reliure japonaise avec une cordelette recyclée qui sent un peu la campagne... et puis lié à l'exil, on joue avec les mots valises...

Y'a une chose avec l'exil qui me tarabuste c'est aussi l'exil temporel, suis-je encore le même qu'il y a dix ans? Le type d'avant (d'avant quoi d'abord...) était-ce un ex-il, ou alors un ex-je?
2 commentaires:
on doit porter en soi encore les question de celui qu'on a été et auquel bien qu'il soit pour partie perdu et oublié, on doit sans doute donner réponses.
Une fois il y a longtemps un ex-je exilé dans ce passé enfui j'ai entendu (TSF) vu (ORTF) ou lu (dans un illustré ou un livre en papier ça ex-istait encore) un savant qui parlait des dimensions
Selon lui dans un repère à 3 dimensions on peut construire un cube, mais ce cube n'existe pas : c'est un "cube instantané". Si l'on ajoute la 4ème dimension, le cube devient permanent. Cette permanence est-elle conséquence d'une suite ininterrompue d'ex-cubes, et le cube de l'instant présent en est-il seulement la résultante ou la cause première?
Au delà, si l'on imagine un cube doté de conscience (un cube "pour soi" s'opposant au cube "en soi"), ce sur-cube est-il soi-même, âme-cube en perpétuel devenir (ex-je de cubes) ou hors soi, addition-succession bouillonnante de cubes instantanés (ex-éco de bouillons-cubes)? Et que dire de la mémoire du cube dissous dans la soupe nourricière du Temps? Ce temps perdu/retrouvé/perdu encore qui constitue la quête incubatoire de tout cube qui se respecte, ensoi/pour soi/en soie de rêves de succubes?...
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