samedi 4 octobre 2008

vendredi 3 octobre


Sédimentation des idées (état 3).

J'ai trouvé un bout de poésie, me parlant plus que certains textes théoriques sur l'exil, comme porteur d'une chose forte, surtout cette notion d'"escale en escale"... Ne plus être rattaché à un sol, à un lieu, ne plus être un homme de la terre, ancré, la seule chose portant étant désormais, le courant, la dérive, d'une rivière qui, un jour, mènera à l'océan...

"C'était un homme en déroute
C'était un frère sans doute.
Il n'avait ni liens ni place,
Et sur les routes de l'exil
Sur les sentiers, sur les places
Il me parlait de sa ville.

Yo soy un hombre sincero
De donde crece la palma
Y antes di morir me quiero
Echar mis versos del alma

Mi verso es de un claro verde
Y de un carmin incendido
Mi verso es un ciervo herido
Que busca en el monte amparo

por los pobres de la tierra
Quiero yo mi suerte echar
Y el arroyo de la sierra
Me complace mas que el mar

Il me reste toute la terre
Mais je n'en demandais pas autant
Quand j'ai passé la frontière
Il n'y avait plus rien devant,
J'allais d'escale en escale
Loin de ma terre natale."

Qui connaît ce poème?

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