La sauce commence à prendre. Les idées se précisent, certaines se perdent, d'autres émergent.
Je suis dans le lieu. Poreux. Le lieu s'immisce, je m'y pose. Passe par la médiathèque, je picore dans le Gros Robert. Quelques définitions. "Exil".
Je commence à écrire un texte, l'idée d'un livre est de plus en plus présente. Le récit d'un "être là". D'une installation.
Le Rize, Moi & le thême:
"Exils et créations".
En arrière plan l'idée des mots-valises, et cette trouvaille dans le Robert, qui moi me trouble, sous un même mot "naturalisation", deux sens cohabitent et s'entremêlent:
"NATURALISATION n.f. -1566
I. « Concession par acte souverain du chef de l’Etat de la nationalité d’un pays donné à une personne (…) » (Code de la Nationalité, art.59)
II. (1907) Opération par laquelle on conserve un animal mort, une plante coupée en lui donnant l’apparence de la nature vivante."
Comme si cette idée d'exil, d'une différence ressentie, portée, en soi, et ne pouvant se perdre par l'assimilation au sein même d'un groupe, était une force.
La base même de toute création. D'un individu portant en lui une chose que les autres n'ont pas, une histoire qui n'est pas celle du groupe, des paysages entassés qui ne sont plus là, là sous ses yeux. L'exil implique la perte.
Et la perte s'ouvre sur deux options: la reconstruction du perdu, ici, ou son dépassement...l'exil n'est plus une question de lieu, ni de groupe, mais d'une histoire individuelle, d'un individu n'appartenant plus à aucun groupe. Seul.
J'essaierai de creuser cette piste demain.
Quelqu'un sait ce que veut dire "acculturation"?
jeudi 2 octobre 2008
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